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 When the light say goodnight [Pv]

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MessageSujet: When the light say goodnight [Pv]   Sam 15 Aoû - 0:01



    ___ Il y a toujours un instant où, le silence froid s'abattant, un vertige vous effleure au creux des reins. Cela se produit le plus généralement la nuit, voire au détour d'une journée pluvieuse dans laquelle une question, une terreur vous submerge et vous étouffe. Les plus naïves (ai-je coupé le gaz ?) vous force juste le pas, vous amène à prendre un taxi plutôt qu'à prendre un bus. D'autres, cependant, sont bien plus dangereuses. Un hurlement strident dans une nuit de khôl burlesque, un rire sournois sous votre lit ou une trace de main dans la buée d'une vitre. L'imagination crée ces peurs, les façonne et au final essaie de vous mettre le pied dans un piège à ours duquel vous ne pourrez en sortir qu'en admettant l'irrationalité totale de l'évènement. Heath connaissait tout ça, dans la vie qu'il menait il ne pouvait pas se mettre d'être effrayer par le visage livide d'un cadavre qu'il déterrait ou le claquement d'une porte alors qu'il aurait juré avoir fermé. Parfois, il fallait accepter qu'un facteur agissait et détournait la réalité. Comme en cet instant, à l'heure du crime.

    N'appréciant pas de rester dans son appartement à entendre les rats dans un marathon au-dessus de son plafond - dans les combles - il s'était muni de son barda et s'était précipité dans une rue sombre. Puis était allé dans la suivante. Son manège l'avait finalement entraîné jusqu'à deux quartiers de sa planque, dans une énième allée bien plus sombre cependant que les autres. Il s'alluma une clope, distraitement. Heath n'aurait su dire pourquoi mais quelque chose l'interpella, peut être était-ce une silhouette aperçue brièvement au coin de son champ de vision ou une brise trop artificielle mais au final il sentait que Forks vivait. Que quelqu'un l'observait. Ne s'effrayant pas outre-mesure, il se contenta de ressentir son arme en tapotant le haut de son costume. C'était un canon scié, sacrément doué à courte portée et comme la majorité des choses qu'il traquait souhaitait elle-aussi le contact, au final il s'en tirait. Ou du moins presque tout le temps. Un homme qu'il avait présumé être un loup-garou n'avait pas manqué de le désarmer et de lui apprendre la vie par le biais d'une queue de billard.

    ___ Malgré tout, il ne dégaina pas tout de suite. Était-ce par audace ou par instinct, là encore, il n'avait pas réponse. Au moment où il lui sembla avoir eu finalement tort sur toute la ligne, un des nombreux lampadaires se mit à bourdonner. D'abord la lumière disparut et réapparut par saccades, puis soudain ce fut le néant. Heath atteint un autre lampadaire et la procédure se répéta. Fronçant les sourcils, il s'empara de sa cigarette avec deux doigts et observa les deux côtés de la rue où il se trouvait. Loin d'être une artère principale de Forks, il avait réussi à accéder à la périphérie et à en voir les façades des maisons lugubres, ce n'était pas le district le plus occupé. Une maison affichait fièrement son panneau "A vendre" mais à en voir l'état de l'habitat, les habitants étaient depuis longtemps ailleurs et n'avaient plus aucun espoir de vendre leur taudis dans une telle ville. Heath ne s'attarda cependant pas à l'introspection, constatant tout en raclant sa salive que les différents lampadaires de la rue commençaient à flancher. Ceux du fond cédèrent en premier, et telle une vague, la maladie se propagea et l'obscurité s'approcha. Si toutes les lumières en étaient venues à s'éteindre sous une impulsion, il aurait pu se faire à l'idée d'une coupure de courant mais que tout cela se produise par spasmes ne lui inspirait aucun réconfort.

    Et le pire, c'est qu'il savait qu'aucun des habitants de la ville n'allaient s'employer à lui venir en aide. Pour la même raison que les voix cessaient à l'évocation d'évènements surnaturels, les regards et les oreilles allaient se clore dès que des signes habituels allaient courir dans les rues. Bientôt, le noir se fit total et il n'eut plus que sa cigarette pour unique motif de lampe. Sa respiration s'était tout doucement accéléré sans que cela soit l'issue d'une course effrénée. Prenant son briquet, il l'alluma et la faible flamme qui trônait au sommet de l'appareil métallique vacillait sous la légère brise qui s'était levée.

    « Montre-toi. Ne sois pas timide, même si ton couvre-feu est passé. »

    ___ Heath se tourna sur lui-même, étudiant la pénombre. Il lui semblait qu'un rideau de poussière avait rendu opaque tout son environnement. Les maisons paraissaient être à des lieues de lui, les lampadaires lui inspiraient désormais une crainte fébrile alors que le silence était presque total. Il n'entendait pourtant nul autre respiration que la sienne mais il savait, aussi sûrement qu'il aimait fumer, que quelqu'un était là. Autour de lui. Sa main s'imprégna un peu plus dans son habit, caressant la poignée de son arme. Suivant à quoi il avait affaire, les prochaines secondes décidèrent de sa mort ou de sa vie. Quitte ou double.

    Si seulement un individu lui avait parlé de la ville, peut être aurait-il pu davantage s'équiper en fonction de l'horreur qui régnait dans le secteur. Entre un loup-garou et un vampire, les différences sont grandes bien qu'il n'ait pas encore pu sérieusement se frotter à l'un ou à l'autre. Avec son briquet, Heath continuait d'éclairer en espérant ne pas perdre cette dernière source de lumière.
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Renata A. Volturi
    Renata - «Alea jacta est »



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MessageSujet: Re: When the light say goodnight [Pv]   Mer 16 Sep - 13:47

    Oh... Such a lovely day...
    Pas vraiment non. Forks. Repère puant des végétariens dans lequel se trouve notre noble italienne. Pourquoi est elle ici? Envoyée par ses chefs, elle n'a pu refuser la mission et pourtant, l'idée de sortir de son pays natal lui donnait presque des frissons et quand l'on sait qu'elle ne peu en avoir, cela donne froid dans le dos.
    Si Renata Volturi a été envoyée ici, c'est tout simplement en rapport avec Angie et la tueuse de vampires se trouvant en ces terres. Rien n'ayant été fait la concernant, les trois frères souverains ont décidés de mettre à nouveau sur pieds une mission visant à "exterminer la vermine". Il s'agissait ici plus d'une menace que d'une réelle pourriture, mais peu importait. Renata était là pour tuer la tueuse. De plus, elle savait très bien qu'il ne s'agissait pas que de cela. Si Forks était en ligne de mire, c'était 1°) à cause du problème évoqué plus haut, 2°) à cause d'Angela.
    Elle serait testée ici et c'est en sa compagnie que Renata était venue. Peut être allait elle dévorer son ancienne famille... Cela serait une preuve qu'elle était prête à devenir une Volturi, une vraie vampire mais Renata doutait qu'Angie en soit capable. Elle avait gardé une certaine douceur et une fragilité toute relative qui laissait à penser que non, elle ne se nourrirait pas de ceux, qui un jour, lui avait donné la vie. Dommage mais Rena n'allait pas lui en tenir rigueur. Tant que la nouvelle née ne les trahissait pas en rejoignant le clan des mangeurs d'animaux, alors cela lui convenait.

    En cette nuit humide Rena était seule dans les rue de Forks. Calme prédatrice à l'affut, elle se baladait tranquillement à la recherche d'une proie. Angela ne l'accompagnait pas ce qui convenait parfaitement à la solitaire que pouvait être Renata.

    Un coin de rue. Un courant d'air. Une odeur. Une odeur familière qui n'est pourtant pas définissable. Ce parfum lui dit quelque chose... Il y a une pointe aigre qui lui rappelle... Qu'est-ce que cela lui rappelle? Elle ne le sait pas.
    Curieuse, elle suit cette fragrance si particulière à ses narines et se tapit dans l'ombre près d'un de ces panneaux qui servent à contrôler les lampadaires. Elle n'avait rien prévu, mais agacée par cette odeur si familière et pourtant totalement inconnue, l'envie lui en prit de jouer alors pour commencer, elle observa. Il s'agissait d'un homme. Un humain... Peut être était-ce cette odeur particulière de tabac qui la remuait, ou alors le parfum qu'il mettait... Elle n'avait toujours pas de réponse mais une sorte de colère sourde grondait en elle. Elle détestait ne pas savoir et être dans l'obscurité. Si elle était dans le noir, alors lui aussi.
    Sans peine, elle ouvrit doucement le panneau et commença a bidouiller les fils. Les lumières vacillèrent et une fois qu'elle eut compris comment tout cela marchait, elle se décida à éteindre un à un les réverbères de la rue. Elle avait plaisir à jouer. Jouer pour ne plus penser. Espérer trouver une réponse qui ne viendrait jamais. Pourquoi cette odeur la dérangeait elle tellement? Elle lui donnait faim et la rebutait à la fois... Serait elle capable de se nourrir de cet homme? Il lui donnait faim de par son apparence mais la dégoutait de par son odeur. Attention, cela ne veut pas dire qu'il pue tel un clochard, pas du tout. Mais chaque personne a sa fragrance qui attire ou non ceux de l'autre sexe et là... L'odorat aiguisé de Renata appréciait difficilement ce qui se dégageait de l'homme.

    Une fois toutes les lumières éteintes et l'obscurité installée dans la ruelle, Renata put sortir de sa cachette, doucement, de façon impériale, faisant claquer doucement ses hauts talons contre l'asphalte. Elle savait qu'il l'entendait, mais qu'il ne pouvait complètement la distinguer. A l'invitation du jeune homme, elle s'avança donc un peu plus, venant à lui et laissant échapper un très léger rire. Mélodie ravissante mais effrayante.
    Vêtue de sa cape de garde Volturi, elle avait encore sa capuche sur la tête. Elle ne la retira pas immédiatement, préférant s'avancer toujours cachée.


    - La nuit est ma plus douce compagne...
    - Ici et maintenant je m'éveille. Mais toi?
    - Pourquoi sortir si tardivement? Les ruelles de cette ville peuvent se révéler dangereuses...


    Elle s'adressait à lui sans pour autant faire comme si elle était humaine. Elle voulait jouer, mais pas sur sa nature. Il la faisait se sentir si bizarre qu'il faudrait faire quelque chose. Le tuer, très certainement. Le tuer pour ne plus être dérangée par son odeur douce et douloureuse à la fois.

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When the light say goodnight [Pv]

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