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 La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)

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Innocence M. Blood
    Shadow's Queen « Nightmare before ...



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MessageSujet: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Mer 17 Juin - 15:08


      &

    Tanya Denali & Innocence M. Blood.



La mort aux longues dents .
.


    Le son de mes pas se percutèrent autour de moi. comme si je me trouvais dans une caisse de résonance. Je me laissais berçais par le rythme régulier de mon avancé, qui me laissais dans un état second. Ma course était effrénée, je courrais depuis New-York, sans m'arrêter depuis bientôt deux jours. Je laissais mon instinct me dicter mon chemin, ne sachant pas vraiment où aller. Enfin, si, je savais pertinemment où je souhaitais aller. Forks. La ville des Cullen, cette famille dont l'histoire se racontait dans les contés des Etats-unis et du Canada. J'avais entendu parler de leur régime alimentaire, et de leur facultés à aimer. Aimer, c'était si stupide. Je ne les avais pas encore vu et je savais déjà que je les trouverais affreusement niais, et trop humains. Je ne les aimais guère, c'était un fait, mais la curiosité me menait irrévocablement vers eux, et je n'avais rien de mieux à faire que de la suivre, aveuglément.

    Un soupire lasse m'échappa, mais je ne ralentissais cependant pas la cadence. Une chose m'exaspérait, et j'espérais que je n'étais pas loin de la ville. J'avais soif. Affreusement soif. Je n'avais que très rare attendu aussi longtemps sans me nourrir, mais j'avais eu hâte d'arriver. Alors la brûlure dans ma gorge me torturait, malheureusement je ne sentais aucune odeur susceptible de m'amener vers un encas digne de ce nom. D'ailleurs je ne sentais strictement rien si ce n'est le bois mouillé, la terre, et le sable. J'inspirais profondément, cherchant encore un peu un indice qui m'indiquerait où je me situais par rapport à mon point d'arriver. Fermant les yeux - de tout manière je n'en avais nullement le besoin pour courir - j'écoutais aussi très attentivement ce qui m'entourait.

    Je perçu tout d'abord le bruit de mes pas, qui tambourinait dans ma boite crânienne comme un marteau. Puis, le chuchotements des arbres qui m'entouraient. Le vent soufflant dans les feuilles, doucement, et les répercutions de ma course sur ses même arbres. Ils se pliaient sous mon passage, les feuilles tombaient, s'arrachaient, et les racines grinçaient. Je n'en fis pas cas. Je continuais à me concentrer, sans pour autant m'arrêter d'avancer. J'entendis le cris d'un cerf au loin, un écureuil sautant sur une branche fragile, un oiseau secouer ses plumes avant de se coucher dans son nid. Et encore plus loin, presque indistinct, j'entendis le bruit d'une civilisation qui se préparait à passer la nuit. Une voiture qui se garait, des adolescents qui rentraient chez eux, un couple qui sortait d'un restaurant, et le patron d'un bar annonçant la fermeture de celui-ci. J'entendis, plus proche, les pas d'un loup que je devinais énorme et qui marquait un cercle entre les arbres. Je fis en sorte de le contourner, mon instinct me dictant de me méfier. Au moins, je sus que j'étais plus proche de mon but que je ne l'avais jamais été.

    Je rouvris les yeux, et accéléra cette fois, mon impatience et ma soif prenant le dessus sur mon flegme naturel. J'avais besoin de tuer, de trouver une proie digne de ce nom, mais dans un même temps, j'avais une envie stupide de marquer mon territoire. Je resterais ici un petit moment, autant montrer que j'étais là. Ce n'en serait que plus appréciable. Je laisserai ce soir une marque de mon passage. A ce que j'en savais, il se trouvait ici les Volturis, les Cullen, mais aussi d'autre familles de vampires. Je ne pourrais pas rester seule longtemps, pas si je voulais vivre. Je devrais probablement me faire des alliés ou je-ne-sais-quoi. Peut être même que Lui se trouvait ici aussi. Mais je ne devais pas espérer trop non plus. Enfin ...

    J'arrivais au-dessus de la petite ville de Forks. La première chose que je perçu fut le panneau indiquant le nom du conté et le nombres d'habitants (humains j'entends, je doutais qu'ils comptaient les vampires dans leur statistiques). 34oo habitants, environ. Et ce soir ca en fera un de moins. Je me mis à me demander si ils leur arrivaient de changer ce nombres. Est -ce qu'il rajoutait les bébés qui naissaient chaque jours ? Les vieillards qui mourraient ? Et les victimes de notre soif ? J'en doutais cependant fortement, et un tel détail me perturba. Si ils ne comptaient pas mettre à jour le panneaux et les indications qui s'y inscrivaient, autant ne pas les donner. Juste "Bienvenue à Forks" aurai suffit à me satisfaire. J'étais arrivée.

{...}


    Les odeurs qui m'entouraient été si nombreuses que j'avais dû mal à voir clair. Je sentais, inspirais, expirais, goulument, cherchant un mets plus attirants que les autres. Je marchais entre les bados qui rentraient chez eux d'un pas soutenu. Je ne m'étais pas montrée depuis mon entré en ville, ne souhaitant aucunement croiser un autre vampire avant de ne mettre rassasier. J'usais ainsi de mon don, que j'avais appris à contrôler au fil des siècles. Je marchais, sans que personne ne puissent me sentir ou me voir, et la sensation d'être libre de tout mouvements était grisante. J'avouais que dans ma condition d'immortel, ce que je préférais c'était ma faculté à disparaitre physiquement. Il semblait que c'était un rêve humain, alors que l'égo et l'alter-égo n'avaient plus à se combattre comme la raison et le désir. Chez moi ces deux notions étaient indissociables, et ce depuis longtemps déjà.

    C'est pourquoi je ne cherchais pas à refouler mes envies meurtriers, qui se soir encore me contrôlaient entre les rues de Forks. Je n'avais pas imaginé que cette ville fut aussi petite, mais aussi attractive. Peut-être n'y avait-il là que quelques habitants mais les touristes ne semblaient pas manquer. Les visiteurs du surnaturels étaient nombreux, même moi qui venait d'arriver je pouvais bien le constater. Je me fis bousculais par une femme, vampire, qui bien évidemment ne me vit pas bien qu'elle me sentit. Avant même que je ne puisse voir son visage, je trouvais enfin, ce que je cherchais. Un odeur attirante, que je suivis à la seconde où elle me percuta.

    Elle m'amena jusqu'à un petit restaurant, au-dessus duquel était inscrit "Dinner" en néon éteins. Je ne savais quel heure il pouvait être, ne me souciant guère des avancés du temps, mais il ne devait pas être tôt. Seul deux personnes se trouvaient dans la salle :: Une serveuse et son patron. Celle-ci se trouvait gênée, sous le regard de cette homme indécent qui lui parlait en se penchant vers elle; Trop près cela dit pour que ce soit voulu amicale. Je ne doutais pas un instant que quoi que lui disait cette homme, la serveuse se trouvait dans une situation bien gênante pour elle. Je sentais encore cette odeur émaner de là. Allant jusqu'à la porte, j'entrais, dans un coup de vent sans même qu'ils ne s'en rendent compte. Cependant, je pris soin de claquer la porte, les faisant tous deux sursauter.

    - il ... il .. il faut ... que J'y aille, Balbutia la jeune demoiselle en prenant son sac, se détourant de son patron, pour quitter la pièce en courant.

    L'homme, quelque peu étonné, de part le claquement de porte et la fuite de la jeune femme, soupira lourdement, et grinça des dents. Il était exaspéré, c'était évident, mais il ne chercha pas à ratrapper la jeune femme. Il resta plutôt dans la pièce, regardant autour de lui, frénétiquement. Il me fallut quelque secondes pour saisir qu'il me cherchait - moi ou un quelconque visiteur du soir.

    - Nous sommes fermés. Dit-il d'une voix qui se voulait terrifiante (probablement). Montrez vous !

    Je ne trouvais cependant aucune logique dans sa menace. Bien, je me fis toute petite, stoppant mon souffle, bien qu'il ne puis l'entendre, et restant fermement accrocher à mon don. Cependant je commençais à fatigué et ne pourrais pas me cacher bien longtemps, je le savais. Heureusement pour moi, l'homme finit par tourner la tête, s'empara de la poubelle qui gisait près de lui, et parti à l'arrière du restaurant. Je le suivis. Il ouvrit une porte qui donnait sur les containers, derrière le restaurant. Il y jeta le sac, mais lorsqu'il se tourna pour retrouver l'intérieur et fermer une bonne fois pour toutes les lieux, il se trouva face à moi. Lorsque la surprise laissa place à un sourire séducteur, ou qui semblait l'être, je m'avançais vers lui.

    - Salut ma Jolie, dit-il avec une assurance répugnante. Qu'est ce que je peux faire pour toi ?

    Je souris, sadiquement. Ses yeux se révulsèrent alors que je dévoilais une rangé de dents blanches et poitues. Je me saisis de son cou, et il quitta le sol. Un cris se coinça dans la gorge, alors qu'un rire démoniaque s'échappa de ma bouche. Ses yeux semblaient pouvoir quitter ses orbites.

    - Juste une chose. Ne cris pas. Demandais-je en l'amenant vers moi.

    Mon visage se cacha dans son cou, et j'entendis le sang qui circulait dans ses veines s'accéléraient. Je sentis ses odeurs, celle qui m'avait attiré jusque là. Du café, de la cannelle, et un soupçon d'épices. Je devinais que son sang devait être chaud, dur, bouillant, succulent. Je respirais plus durement, et sans pouvoir me maitrisait plus avant, je plantais sauvagement mes dents dans sa jugulaire. Le sang envahit ma bouche, et je ne pus retenir un gémissement satisfait. C'était si bon. Si merveilleux. J'avalais l'élixir tant désirait, tant aimé, avec acharnement. L'homme mourut en quelques secondes, alors que je me satisfaisais de son sang durant près de 3 minutes. Il n'y en eut bientôt plus cependant. Et je fus obligé de le lâcher. Ce n'est que lorsque je quittais la peau arrachée de l'homme, que je pris conscience que je n'étais plus seule, dans la pénombre de cette rue étroite.

    Je laissais le corps meurtri tomber au sol, et me tournait. Respirant un coup je devinais que mon visiteur était une vampire. Je souris.

    - Le spectacle t'as plu ? Demandais-je avec provocation.

_________________
    Shadow's Queen
    « Un ange m'apparut alors, moi
    qui pensais que dans les ténèbres
    ne vivaient que les ombres.
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Tanya Denali
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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Jeu 18 Juin - 15:39



    Cela faisait maintenant quelques jours que j’étais à Forks et que je n’avais pas chassé. Ma dernière période de chasse avait été coupée par une louve mal venue qui avait décidé de gâcher mon repas. En effet, la brosse à chaussure qu’elle était s’était dit que venir me gâcher la vie serait une bonne idée. Non pas que je n’aimais pas Leah, mais il y avait des moments où elle me tombait réellement sur les nerfs. Je voulais l’aider la pauvre, mais elle devait s’aider elle-même aussi. Ce n’était qu’une gamine je sais, mais quand même. Une fille de 19 ans est normalement sensés être capable de s’occuper d’elle-même non ? C’était l’idée que je me faisais d’une personne qui était devenue adulte. Beaucoup de gens lui pardonnaient parce que son ex petit-ami l’avait laissé pour sa cousine, mais je n’étais pas d’accord. Ce n’est pas une raison pour être chiante avec tout le monde, c’était une raison pour être chiante avec lui. Il y avait une nuance à faire. Je voulais lui apprendre cette foutue nuance, elle devait juste me donner le temps et de la patience…beaucoup de patience.

    C’était donc dans cet ordre d’idée que je courais dans le fond de la forêt pour me trouver un encas à me mettre sous la dent. J’avais un orignal dans ma ligne de mire et pour bien me concentrer sur ma proie, j’ai secoué la tête pour m’enlever ces pensées de la tête. Je devais focuser sur mon futur repas et ça n’a pas été très long avant que mes pieds reviennent sur terre. Je sentais déjà le sang de la bête couler dans ma gorge et me rassasier. Je sentais déjà mes dents mordre dans sa chair pour se rendre jusque dans sa jugulaire pour la percer. L’instinct animal a prit le dessus sur ma partie humaine et je suis partie à la course, prête à attaquer. Mes muscles étaient tendus sous l’effort. Ça ne me fatiguait, mais c’était normal j’imagine. Mais bon, peu importait, je voyais la bête s’approcher de moi à une vitesse fulgurante et je sentais son odeur de plus en plus fort. Il devait maintenant être à une centaine de mètres de moi. Je courais toujours, fixant mon futur repas et quand je fus arrivé à 10 mètres de lui, j’ai sauté pour lui atterrir dessus. Je n’ai pas prit mon temps, j’en avais besoin tout de suite. Aussitôt accrochée à la peau de l’orignal, j’ai tout de suite mordu son cou pour sentir le doux nectar chaud qui me nourrissait couler dans ma bouche et dans ma gorge.

    Ça m’a prit quelques minutes pour complètement vider la carcasse de la bête qui n’avait même pas eu la chance de se défendre contre moi. C’était la loi de la nature ainsi que le principe même de la chaîne alimentaire. Les plus forts surpassent les plus faibles pour les dominer, les manger dans mon cas. Après avoir tout vidé et m’être rassasié, je suis levée doucement et j’ai regardé mes vêtements qui n’avaient pas une tache, comme d’habitude. Je portais un simple jean bleu neuf, des bottes noires à talons hauts dessous, un chandail bleu clair à manches longues sous un manteau noir qui s’attachait avec une ceinture à la taille. Mes cheveux n’étaient pas plus décoiffés, toujours libres sur mes épaules, frisés en boucles blondes parfaite. Cependant, en les touchant, j’ai sentie une feuille accrochée à eux. Je l’ai tout de suite enlevé en me disant que je devrais faire plus attention la prochaine fois. J’ai finalement arrêté de quoi j’avais l’air pour regarder autour, mes autres sens tout aussi ouverts. Je n’entendais que le bruissement du vent dans les feuilles, des pattes de petits animaux bouger dans les feuilles et les branche au sol. Je voyais quelques animaux passer beaucoup plus loin, des arbres et les reflets de la lune sur les feuilles. Je ne sentais que l’humidité, l’herbe, les feuilles d’arbres en train de se décomposer, le poil d’animal et autre chose, du sang…humain.

    Un vampire non-végétarien était passé par là plus tôt dans la nuit. J’ai humé l’air, tous mes sens en alerte. J’ai regardé autour, repérant tous les moindres détails de ce qu’il y avait autour. La trace devait dater d’une heure au maximum. En 1000 ans d’existence, j’en avais suivi des traces et j’avais compris comment savoir leur ancienneté. C’est la base dans le fond. Du moins, ma base. Je n’ai pas prit de philosopher sur cette trace, je suis tout de suite partie à la recherche du ou de la propriétaire qui semblait ne pas être végétarienne, à l’odeur du moins. Mais qu’est-ce que je disais là ! Je le savais que ce n’était pas un végétarien, ça sentait le sang humain à plein nez. Je courais à intervalles réguliers m’arrêtant de temps en temps pour humer l’air et vérifier si j’étais toujours la bonne piste. Malgré le fait que je courais à toute vitesse, je ne faisais presque aucun bruit. Seul le son de mes talons hauts qui faisaient craquer des branches au sol de temps en temps changeait le son de routine de la forêt. Je faisais attention pour ne pas me faire voir, au cas où, mais c’était complètement inutile, je le savais très bien. Les humains se promènent rarement en forêt à 4h du matin. Cependant, je me disais toujours que je pouvais tomber sur une bande de scout en camping ou sur des meurtriers qui enterraient leur victime.

    Je l’accorde, ma deuxième idée est complètement stupide, mais il faut dire que la première est plausible. Mais bon, peu importait mes raisons stupides pour faire attention à ce que je faisais. Plus je suivais l’odeur de l’inconnu, plus je me rapprochais de la ville et je n’aimais pas ça du tout. J’ai donc redoublé de vitesse, atteignant mon maximum, pour arriver plus tôt et essayer d’empêcher le pire. Je ne comprenais pas ce qu’avaient les vampires dans les derniers temps, mais ils décidaient tous de venir passer quelques vacances à Forks. C’était une température idéale, je l’accorde, mais nous n’avons jamais eu autant de vampire de passage à Denali. Notre coin de pays était plutôt calme en fait et c’était comme ça que nous vivions depuis des années. Il y avait des moments où je trouvais un peu trop calme, mais on s’y faisait. Il y avait pire que ça de toute manière. Par exemple, se faire repérer et devoir changer de ville. Ce n’était pas arrivé souvent, mais il y avait des moments où c’était nécessaire. Quand nous vivons trop longtemps au même endroit, les gens se rendent compte que nous ne changeons pas et c’est un peu problématique.

    Mais bon, peu importait nos déménagements, je venais d’entrer en ville et l’odeur de l’inconnu devenait encore plus forte à chaque fois que j’avançais. Je courais à petits intervalles et près des murs pour être le plus subtil possible au cas où un humain trop curieux se décidait à jeter un regard par une fenêtre. Finalement, j’ai entendu quelque chose tomber au sol, un corps sans aucun doute. J’étais arrivée trop tard. Je m’en voulais à mort de ne pas avoir pu sauver la victime de ce vampire. Je suis arrivée sur le lieu en quatrième vitesse et je suis restée dans l’ombre jusqu’à ce que l’inconnue se retourne vers moi. Je voulais l’observer un peu pour savoir à qui j’avais affaire. C’était une femme, aux cheveux rouges, plutôt élancées, très jolie et quand elle s’est retournée, j’ai vu son regard satisfait pointé de quelques éclats sauvages. C’était un peu moins joli. Elle m’a regardé avec un sourire satisfait et m’a parlé sur un ton des plus provocateurs. Si le spectacle m’avait plu ? Non. Pas du tout en fait. Mon visage était dur, sans émotion. J’ai fait un pas vers la tueuse d’humains et j’ai levé un sourcil en prenant la parole durement et sèchement.


    -Tu tus un autre humain en ville et tu vas avoir de sérieux problème c’est clair ? Ça répond à ta question ?

    Je la regardais durement, ne voulant trop la mettre en colère pour qu’elle finisse par en tuer un autre pas pure provocation. Je ne la connaissais pas, mais juste à l’écouter parler, j’étais certaine qu’elle était de ce type de personne. Elle devait quitter la ville.

    [C’est pas génial désolé]

_________________

    You look like I did
    You resist me just like this
    You can't tell me to heal
    And it hurts remembering
    Hot it felt to shut down
    Can't be too careful anymore
    When all that's waiting for you
    Won't come any closer
    You've got to reach out a little more




Dernière édition par Tanya Denali le Dim 13 Sep - 20:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Lun 22 Juin - 18:56


      &

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La mort aux longues dents .
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    Le sang. C'était le tout du monde dans lequel nous vivions. Ce sang, ces molécules de vie étaient si étrange, si unique, si semblables, et si indispensables à la vie et à la mort. Puisque je me considérais comme la mort. Les êtres vivants, et même les créatures surnaturelles qui avaient "la chance" d'avoir un coeur qui battaient, vivaient grâce à sang. C'était le débit de celui ci qui leur permettaient de faire des efforts, de se sentir calme, de se prouver qu'ils étaient bien en vie, quelque part. Il paraitrait même qu'un humain qui souffre vraiment serait du genre à se couper les veines pour voir son sang coulait, comme pour se montrer que la vie le quittait ainsi. Comme ce sang qui coule sur le sol, la vie coule sur son âme, et disparait finalement, avalait part les tissus fibreux d'un vieux tapis de sol. C'était une image logique, normale, une comparaison fondée sur la culture de ses Hommes. Et pourtant bien morbide.

    Et pour les créatures de la nuit c'était pareil. Les vampire vivaient de sang, comme un souvenir de leur vie humain. Peut être que c'est le fait de se nourrir de sang qui rendait les vampire si incroyablement humains. Ou alors, peut être que le fait que nous nous nourrissions de sang faisait que nous donnions encore l'impression de pouvoir être en vie. Nous sucions la vie comme le couteau coupe les veines. Nous prenions la vie, seulement ce n'était pas entièrement la notre. Lorsque nous vidions quelqu'un de son sang, et même si cet être est un animal, on s'accaparait une vie qui ne nous était pas destiné. Et nous devions la remplacer lorsqu'elle nous quittait elle aussi. C'est pourquoi la soif ne nous quittait jamais. Elle était constamment la. Elle était omniprésente. Elle faisait partie de nous comme la preuve de notre condition de mort avant de vivant.

    Je me sentais d'humeur très philosophique ce soir, peut être était-ce parce que je me découvrais une nouvelle vie. J'étais en général très discrète, et j'aurais probablement préféré ne rencontrer personne ce soir. Mais j'avais été affamée, et l'appelles du sang avait été plus fort que l'instinct de préservation. C'est pourquoi, lorsque je fus enfin repus, et que je sentis cette vampire derrière moi je n'avais pu retenir un gémissement frustré. J'aurai dû être plus prudente à l'avenir, encore plus si cette ville se trouvait vraiment être le nid à vampires qu'il semblait être. Tiens, je me demandais si Suplicia était en ville, puisque les Volturis s'y trouvait. Je serais ravie de revoir la reine Italienne, notre rencontre fut plutôt intéressante, et son esprit était aussi vif que le mien. SI je devais la revoir ce serait probablement ici. Malheureusement, ce ne sera pas pour ce soir.

    Alors que je me retournais, afin de faire face à ma visiteuse nocturne, je lui lançais une pique. Me sentant alors d'une humeur belliqueuse, je voulais jouais avec elle, voir qui elle était. Je ne doutais pas qu'elle fut vampire, mais notre espèce était si merveilleuse, si intrigante, si changeante selon ces représentants. Elle me répondit cependant avec plus de hargne que je ne m'y était attendue. Cependant, les mots ne m'atteignaient pas. Seul sa voix, le son si douceâtre et pourtant terrifiant de sa voix vint jusqu'à moi. Je frémis un instant, une chaleur envahissant mon bas ventre. Mes yeux cherchèrent immédiatement à la distinguer dans l'obscurité, ce qui fut chose facile, puisqu'elle avançait vers moi.

    Mon souffle se coupa, bien qu'il fut inutile. Je découvrais une des plus délicieuses créatures de la nuit que je n'eus jamais la chance de rencontre. Que dis-je ? Elle était la plus délicieuse de toute. Belle état un euphémisme pour la décrire. Elle arborait des cheveux blonds, en boucles soyeuses qui lui tombaient sur les épaules. Ses yeux, d'un doré flamboyants, me fixaient avec une sorte de colère, une assurance qui me rendait fébrile. Je fondais sous son regard si fiévreux. Si ... Unique. Elle était d'une beauté extrême, et je me sentais bien pâle face à elle. Ou tout du moins, je savais que ma beauté sauvage était bien différente de la sienne. Immanquablement. Son visage, semblables aux anges baroques, était tourné entièrement vers moi. Sa bouche était une ligne attirante, et rouge. Je mordis ma lèvre inférieur, prise d'une envie soudaine de m'approcher d'elle. Son corps, enfin, était absolument sexy. Ses vêtements mettaient son corps délicieusement en valeur. Je sentis une chaleur plus présente dans mon corps. La flamme d'un désir nouveau.

    J'arborais une chemise à rayures noires et rouges, ouverte sur un décolté plus affriolant, et un jean noir, au dessus de ballerine noire également que je trouvais très confortable. Habillée ainsi, j'étais de la même taille qu'elle, ce que je trouvais tout à fait merveilleux. Je pris alors conscience que je m'étais approchais d'elle durant ma contemplation. J'étais maintenant plus proche que je ne pouvais me le permette. Et son odeur me parvint. Je fermais les yeux, alors qu'une petite brise m'envoyait une vague de son parfum tout aussi séduisant que le reste. J'eus soudainement envie de tendre ma main pour savoir si sa peau était tout aussi attirante que je m'y attendais. Je souris à cette idée mais m'abstins. Elle me foudroyais toujours du regard.

    - Séduisante, affriolante et avec du répondant. Tu dois être la vampire la plus attrayante qu'il m'eut été le bonheur de rencontrer. Susurrais-je d'une voix contemplative. Tu devrais alors savoir que l'interdiction est le chemin le plus court vers la rébellions.

    Je souris avec plus de sadisme après cette dernière déclaration. Je n'avais certes pas peur de reprendre la vie d'un innocent, et encore moins si cela me donnait la chance de la revoir.

    - Mais avec tout cela j'en oublie les politesse, ta beauté me rend bien irrespectueuse, Beauté. Dis-je avec plus de naturelle, et de sympathie. Je me nomme Innocence Blood. Puis-je savoir à qui j'ai a faire ?

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Mar 23 Juin - 5:25



    J’étais là à la regarder sans savoir quoi penser d’elle. Elle était des plus surprenantes, c’était clair et nette. Je ne m’étais pas du tout attendu à tomber sur une femme qui lui ressemble. Je pensais plutôt que ce serait le blond de l’autre jour qui avait essayé de faire son dur pour prouver qu’il pouvait se contenir, sans grand succès. Cependant, cette file semblait sauvage, du moins, c’était l’idée que je m’étais faite en la regardant. Je savais très bien que je pouvais me tromper, alors je ne me fiais pas vraiment à mes idées préconçues. J’avais bien pensé que Léo avait du caractère, je m’étais trompée sur toute la ligne. Cependant, j’étais certaine que je ne me trompais pas sur ce coup. Il y avait dans la vampire devant un côté sauvage que j’avais à quelques reprises. Ça n’avait jamais rien donné de bon. Quand Demetri était venu chez moi à Denali quelques jours plus tôt, j’avais vu un regard semblable à celui-là. Il m’avait dit qu’il partait à la chasse après notre rencontre. Elle, elle venait de manger et à la regarder et à regarder le corps, immobile et livide au sol, ça avait été succulent. J’avais rapidement regardé le corps pour finalement détourner le regard, cela faisait un peu plus de 1000 ans que je vivais et durant tout ce temps, autant en humaine qu’en vampire, je n’avais jamais aimé voir des corps. Je trouvais ça affreusement laid, fade. On se rendait compte à quel point l’espèce humaine était faible.

    Il faut l’avouer, les humains sont des plus fragiles. Je respecte beaucoup ces gens, j’en ai fait partie, j’ai eu une vie en tant qu’humaine. Je m’étais presque mariée, mais la mort de Nathaniel avait empêché la cérémonie. J’avais eu une famille, des amies, je respectais tout ça. Leur existence est tellement simple. Ils sont tellement naïfs, ils vivent sans soupçonner l’existence d’autre chose que la leur. Les vampires, les loups-garous et les modificateurs ne font partie que de leurs contes et légendes. Cependant, ces contes ne venaient pas de nulle part. Des humains nous ont vus et ont parlé de ce qu’ils avaient vu. Les gens les ont traités de fous, mais ils ont eu peur, ont transmis aux plus jeunes ce qu’ils avaient entendu et voilà que tout le monde connait des légendes de loups ou de vampires. Les humains ne croyaient et ne croient toujours pas en notre existence, mais ils ont quand peur. Je trouve ça très ironique, ils ont peur de choses qu’ils croient inexistantes, mais pas de ce qu’ils connaissent. C’est ironique et un peu triste selon moi. Mais bon, peu importait les croyances de ces êtres, il n’y en avait pas avec nous, du moins, il n’y en avait pas de vivant. Je regardais la femme devant moi, avec un air dur, mais je me demandais tout de même si c’était la bonne attitude à adopter. Je ne la connaissais pas après tout. Non ! Je devais rester ferme, savoir qui elle était, ce qu’elle voulait et ce qu’elle venait faire ici.

    Je la détaillais du regard, la regardant de haut en bas. On pouvait apprendre beaucoup de choses sur une femme en regardant ses vêtements. Par exemple, en regarda la nouvelle venue, je pouvais voir qu’elle était une dragueuse, qu’elle aimait charmer, c’était évident. Juste regarder son décolleté plongeant plus qu’avantageux. Jean noir moulant, petites ballerines aux pieds. Elle était dure à cerner et très jolie en plus. J’allais devoir attendre un peu pour la comprendre. Attendre qu’elle me parle. À ce moment-là elle s’est mise à se rapprocher de moi. J’ai fait un pas derrière moi, mais je me suis immobilisée par la suite, la regardant toujours avec mon regard noir. Je ne voulais pas lui céder un pouce de terrain avant de savoir ce qu’elle faisait ici. Je devais focuser sur ce que j’étais venu faire là au départ. Un vampire qui tu un vampire en ville est un indésirable. Peu importait si elle était jolie ou non, petite grande blonde brune ou rouge, elle était une indésirable. C’est à ce moment-là qu’elle s’est mise à parler sur un ton complètement différent de ce à quoi je m’attendais. Je commençais vraiment à me poser des questions. D’où sortait-elle ? Là était ma première question. Elle était d’une franchise déstabilisante, je ne m’étais pas du tout attendu à ça. Affriolante, séduisante et avec du répondant. C’était moi selon elle. La blondinette me résumait en trois mots seulement après que je lui ai dit une phrase. Je ne savais pas si on pouvait me donner ces qualificatifs. Bon, avec les années, j’avais compris que j’étais assez jolie, très en fait. Disons que les humains au masculin tournent toujours la tête quand je passe. Je surpasse toutes les femmes, ou presque. Disons qu’étant déjà jolie étant humaine, j’étais devenue d’une beauté irréel selon les dires de Sasha, ma génitrice.

    Les commentaires du vampire devant m’avaient fait plutôt plaisir. Je n’avais pas reçu de compliments depuis des années. Bon, j’ai reçu les traditionnel : Tu as l’air en forme dis donc. Cependant rien de plus. Les autres femmes de mon clan et même du clan Cullen ont toutes un mari pour les complimenter. Moi, je me contentais des tu as l’air en forme. Je commençais à me fatiguer de mon train de vie. Regarder tous ces couples heureux à longueur de journée donnait le blues. Je faisais comme si rien n’était pour ne pas froisser les autres. Je faisais bonne figure, comme toujours. Tanya Denali est un roc et a le contrôle de la situation, comme toujours. C’est ce que les gens se disent. J’écoutais donc ce que me disait la vampirette, intéressée, mais toujours la regardant durement. « Ne laisse pas tomber tes barrières Tanya. » J’avais bien fait de m’écouter, entendant les paroles suivantes. Ce que je venais de lui dire allait donc la motiver à continuer…pourquoi ? Elle voulait vraiment affaire à un vampire en colère. Bah, maintenant que je repensais à ma première impression, ça ne m’étonnait pas. Son côté sauvage devait reposer dans la provocation. Je n’ai pas répondu à son commentaire, écoutant son discourt qui ne semblait pas être terminé. Toujours en train de parler de mon apparence celle-là. Pourquoi elle en parlait autant ? Qu’est-ce qu’elle me voulait ? Je n’en savais absolument rien. J’ai tout de même répondu à sa question, restant sur le chemin de politesse qu’elle avait emprunté.

    J’avais un peu diminué la rigidité de mon visage, mais il n’en restait pas moins distant et fermé. Je voulais simplement montrer que je pouvais discuter, parlementer si nécessaire. J’ai finalement ouvert la bouche, parlant sur un ton calme et moins sec que la fois d’avant. J’avais un ton plutôt sans émotion.


    -Je me nomme Tanya Denali, du clan végétarien d’Alaska.

    Je voulais en savoir plus sur elle, pour savoir à qui j’avais à faire. Sur quoi je devais me méfier. Je ne voulais pas me méprendre sur ses intentions. Peut-être qu’elle ne savait pas qu’il y avait un clan d’établi en ville. Ça m’aurait étonné, mais sait-on jamais. J’ai donc prit un ton de conversation, perdant petit à petit la dureté de mon visage, pour poser une question.

    -Tu es venue seule ici ?

    Je voulais savoir si elle avait des amis en ville, d’autres vampires dont je n’avais pas croisé la trace dans la forêt. Ça m’aurait surpris, n’ayant rien sentie, mais ça restait dans le domaine du possible. J’étais donc là, mains dans mes poches de jeans et une pointe de curiosité sur le visage. Ce n’était pas seulement pour me méfier que je lui avais demandé, je devais avouer que je voulais vraiment le savoir.

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Lun 29 Juin - 16:42


      &

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La mort aux longues dents .
.


    Elle ne semblait pas à l'aise. Son visage ne donnait que peu de réponses à ses sentiments, pourtant ma présence devait bien lui causait quelques effets non ? Je ne laissais que rarement les gens indifférents, et ce depuis toujours. Mon physique de vampire m'avait donné des atouts féminins évidement, et les humains tout comme les vampires, avaient souvent sur moi des regards allumés d'un désir pervers affolant. J'avais l'habitude, et le fait que le regard de cette vampire soit froid, étrangement, me frustrait. Il est vrai que les femmes ne réagissaient pas comme les hommes. Le désir était parfois présent certes, mais pas toujours. La jalousie prônait lorsque j'entrais sur leur territoire, dans leur champs de vision. Mais jamais d'indifférence. Je n'avais pas l'habitude que les visages soit si neutre à mon encontre. Pourtant le sien ne révélait rien qui ne soit en mesure de me dire ce qu'elle pensait en cette instant, et pour la première fois depuis des lustres je me sentais frustrée de ne pouvoir comprendre une autre personne que moi.

    C'était stupide à dire, et très hypocrite, bien que cela soit vrai, mais je me savais égocentrique. Je ne pensais en général qu'à moi et restait en retrait par rapport aux autres. Certes il y eut des moments où j'avais été proche de d'autre. Jamais d'humains, mais certains vampires avaient eu pour moi une sorte de fascination étrange. La plupart étaient des Volturis, lors de mes quelques mois à Volterra dans leur château des secrets. Comme Sulpicia, ou encore Démétri. Tout deux avaient constitué un rang, une sorte de place dans ma vie qui n'était pas simplement celle d'étranger sans intéret comme tout les autres. Et bien il y avait eu mon créateur bien entendu, qui constituait tout ce que pouvait rechercher une femme chez un homme. Nous n'étions pas mariés proprement dit, mais c'était tout comme. Cependant, cela faisait 7o ans que je ne l'avais pas vu. Est ce que cela voulait dire que je pouvais le tromper ? Je ne savais pas même si cela était considéré comme de la tromperie. Plus de ... L'évidence. J'avais des besoins, je faisais en sorte de combler le manque qu'il avait laissé dans ma vie.

    Je ne m'étais jamais demandé si j'étais hétérosexuelle, bisexuelle, ou encore lesbienne, comme ils le disaient. Si on me demandait probablement que je dirais que je préférais coucher avec un homme, un vampire si possible, avec une virilité conséquente. Mais il m'était aussi arriver d'embrasser des femmes. L'envie, la curiosité. Ou l'instinct parfois. Mais jamais je ne m'étais senti autant attiré physiquement pour le moment, par une femme. Une vampire qui se trouvait être très belle. Plus que belle d'ailleurs. Je trouvais stupide de ne parler que de son physique, mais c'était pour le moment tout ce que j'avais d'elle. Son physique plus que attirant. Je vis son regard se posait sur moi, entamer une observation comme je l'avais fait avec elle. Mais elle ne dit rien, alors que je la complimentais, ne disant qu'une vérité que je constatais. Comment ne pas la voir autrement que comme une créature splendide ? Cela semblait improbable. En tout les cas pour moi ca l'était.

    Elle se contenta de répondre à mes questions par de courtes phrases impersonnelles. Je fis une moue résignée lorsqu'elle me donna son nom. Sa voix était froide, excluant toute sorte de sentiments. Je soupirais de lassitude. Elle était en plus de cela une reine des glaces. Je ne savais pas trop comment expliquer son attitude. Cela voulait dire qu'elle se sentait aussi attirée mais qu'elle n'en avait pas l'habitude. Ou alors qu'elle ne ressentait effectivement rien. En tout les cas, elle était une excellente actrice. Alors, pour ne pas me montrer trop énervée, je me concentrais sur ce qu'elle me disait, tout en continuant à la dévorer du regard. Elle s'appelait Tanya Denali. Et elle était végétarienne, venant d'Alaska.

    Cela me dit deux choses sur elle. D'une, je comprenais son regard dorée, tout a fait merveilleux. Qui m'avait déjà donné les indications sur son régime alimentaire. Je compris aussi qu'elle devait être du genre téméraire. Je n'avais essayé qu'une fois de boire du sang animale et en été ressortie incroyablement insatisfaite et encore plus assoiffée. Pouvoir contenir sa soif, ne plus répondre à ses instincts était un exercice trop compliqué pour moi. Mais elle avait réussi, elle, apparemment. Et rien que pour cela elle reçut mon respect. Et ensuite, elle ne faisait pas partie du clan Cullen, et pour cela je l'apprécie d'autant plus. Je n'aimais pas ces vampires qui prônaient l'amour et le respect. Enfin ... Je les trouvais écoeurant, tous révélant une image idyllique d'un bonheur humain écoeurant. Tous mariés, tous heureux en ménage, et tous doux comme des agneaux. En théorie. C'était lamentable, et surtout ce devait être lassant à force de jouer aux parfaits petits vampires.

    Puis, elle me posa une question. Je remarquais que son regard était maintenant marqué d'une sorte de curiosité polie, et je fus heureuse qu'elle perde de sa froideur. De mon coté, je devins plus aimable, plus normale en un sens. Je n'osais pas dire plus humaine. Je ne souriais plus avec ironie mais avec sympathie, et mon regard avait perdu sa haine pour devenir curieux. Elle me demanda si j'étais venue seule.

    - Je suis au moins aussi seule que toi en ce moment. Répondis-je en remarquant qu'elle n'avait aucune bague autour du doigt.

    Cela voulait-il dire qu'elle n'était pas mariée. Qu'elle n'avait aucun homme assez intelligent pour remarquer qu'elle était d'une beauté fracassante ? Apparemment, mais je ne trouvais pas ca triste. C'était plutôt bien pour moi. J'avais alors une chance ... de quoi ? De la séduire ? Cette pensé me fit sourire d'autant plus.

    - Ce qui fait que je suis la seule vampire que tu doive surveiller de près, n'est ce pas, Chérie ? Demandais-je avec plus de douceur. Je trouve cette idée assez ... Intéressante.

    Je m'approchais encore, me sentant incroyablement attirée, comme aimanté, par cette femme si sublime.

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Sam 4 Juil - 19:45



    Je regardais la femme, la vampire, devant moi et j’essayais de voir ce qu’elle avait en tête. N’ayant pas les pouvoir d’Alice ou d’Edward, je devais fonctionner d’une autre manière. J’avais une méthode, moins efficace que les leurs, qui fonctionnait plutôt bien vu mon nombre d’années de pratique. En fait, c’est très simple, j’analyse le langage du corps. Les gens ont beau vouloir cacher les émotions sur leur visage, le reste du corps parle à leur place. La position du corps, les manies du genre se frotter un bras ou n’importe quoi. Tous les moindres petits gestes parlent pour eux. Même sans parole je peux les comprendre, comme les autres vampires qui ont eu du temps pour étudier la nature humaine comme je l’ai fait. Disons qu’avec mon célibat sans fin, j’ai plus de temps que le reste de la famille. Au début, c’est un peu plus complexe, mais avec le temps, j’ai prit l’habitude et maintenant ça vient tout seul. C’est maintenant un réflexe pour moi. Mais bon, tout ça pour dire qu’il y avait plusieurs choses que je pouvais lire dans les gestes de mon interlocutrice. Cependant, la différence entre Innocence et les autres personnes que j’avais eus le privilège d’analyser, c’est qu’elle ne semblait pas vouloir cacher son jeu.

    La première chose que je voyais, c’était du désir. Elle s’approchait de moi, me dévisageait presque sans gêne, me parlait comme si elle me connaissait. Très familièrement du moins. Elle me complimentait sans vraiment de but précis, du moins selon moi, autre que me charmer. C’était la première fois que je voyais une personne aussi ouverte et sans gêne que cette vampire. Non pas que ça ne plaisait pas, que ça me dérangeait, je trouvais simplement cela plutôt inhabituel. Ce n’était pas vraiment dans mes habitudes aujourd’hui. J’avais déjà été comme un peu comme elle, dans une autre vie. C’était il y a tellement longtemps, tellement loin dans ma tête. J’avais été comme Innocence à la fin de ma vie d’humaine et au début de ma vie de vampire. Cependant, à la mort de Sasha, j’avais tout arrêté et décidé de devenir plus responsable. Je devenais la chef de clan, je n’avais pas le choix. Le meilleur moyen de devenir une chef de clan respectable était de me calmer et de devenir plus sage, comme Sasha l’avait été avant son erreur monumentale. Même les gens les plus sages peuvent agir avec impulsivité. Cependant, je ne voulais pas que ce soit mon cas. Je n’étais pas comme ça, je ne voulais pas être comme ça. En fait, je ne le vouais plus. J’avais déjà été impulsive, dans mes premières années de vie, mais c’est du passé.

    Maintenant, j’étais réfléchie, terre à terre, sensée, calme, brillante, à l’ordre, courtoise, polie, rêveuse, confiante et optimiste. Fini les idées suicidaires de ma vie d’humaine, fini la débauche qui avait terminé ma vie d’humaine et commencé ma vie de vampire. J’avais chassé ma vie humaine de ma tête. Elle avait été courte, mais plutôt bien remplie. Mes fiançailles avec Nathaniel à 16 ans, sa mort quelques semaines plus tard, ma débauche, mes parents qui m’ont foutu dehors, mes idées suicidaires, mon essai et l’arrivée de Sasha. Elle avait tout changé. Elle m’avait aidée à faire son deuil et passer à autre chose. Elle m’avait transformée, au sens propre et au sens figuré. J’étais devenue quelqu’un d’autre, une personne meilleure. Ça avait prit du temps, mon côté croqueuse d’homme était devenue au sens propre. Je les croquais vraiment. Cependant, Sasha faisait preuve de patience et m’a tout montré ce qu’elle savait. C’est comme ça qu’à sa mort, j’ai pu faire l’éducation de ma dernière sœur, Irina. Elle venait de se faire transformer quand Sasha est morte. Ça s’est bien passé et j’ai continué ma vie sur la ligne de conduite que ma créatrice m’avait montrée. Je ne m’étais questionné si c’était vraiment la bonne chose ou non. J’avais simplement prit ce que j’avais et continué avec.

    En regardant la femme devant moi, je me revoyais dans ma « jeunesse ». Ça me faisait sourire. Je ne m’en étais pas rendu compte tout de suite, mais je m’étais mise à sourire doucement. Doux souvenirs qui revenaient à moi. Moi et Nathaniel dans le champ derrière chez lui. Sa demande en mariage. C’était le bon temps. Maintenant, c’était très différent. Les gens vivaient différemment de mon époque. Les coutumes, les visions de la vie, les avancées, tout avait changé et j’avais dû m’habituer à tout ça. Ça s’était bien passé. Il faut dire que les vampires ont un certain don d’adaptation. Mais bon, peu importait tout ça. Je vivais dans les années 2000 et tout ce qui était autour de moi changeait à son rythme. Là, j’étais avec une femme, un vampire, qui se nommait Innocence Blood et qui semblait me trouver très intéressante. C’était la première fois que ça m’arrivait. Bon, j’avais déjà vue des couples homosexuels et tout ça, mais je n’avais jamais eu d’avance. Ça faisait assez bizarre. Innocence ne cachait pas du tout son jeu, c’était même très clair. Cependant, je ne savais pas du tout comment le prendre. Je n’avais jamais pensé à moi sous cet angle-là.

    J’avais arrêté de chercher l’amour. Depuis la disparition de Nathaniel, je n’avais rien trouvé de bon. Au début, je les croquais, ensuite ils étaient tous nuls, ensuite je me suis fait repousser, ensuite je me suis vouée au célibat. Ça faisait des centaines d’année que je n’avais rien de bon côté cœur. J’avais prit ça comme un signe. L’homme de ma vie avait dû être Nathaniel, mais il était mort il y a 1000 ans. J’avais perdu ma chance. Cependant, il y avait cette femme étrange devant moi qui me faisait penser étrangement à moi il y a longtemps. Elle me souriait et avait perdu l’éclat dur et violent qui avait été dans ses yeux plus tôt. Elle semblait de meilleure humeur, mais tout aussi encline à se rapprocher de moi. Je faisais quoi ? J’y allais ou pas ? Je ne la connaissais ni d’Ève ni d’Adam. Autant laisser faire et ne pas chercher plus qu’il le fallait. Je n’étais pas impulsive…plus maintenant. Je devais avouer que cette époque me manquait. Je m’ennuyais ici. Seule parmi des couples heureux, à faire toujours la même routine avec ma famille.

    Je n’étais pas comme ça avant. J’aimais quand ça bougeait autour de moi. C’était tellement loin. J’ai fermé les yeux quelques secondes pour découvrir que la jeune femme devant moi avait avancé vers moi pendant qu’elle me parlait. Elle était vraiment étrange. Elle me disait que ça lui plaisait que je doive la surveiller de près. Elle avait avancé vers moi, mais je ne pouvais pas reculer, le mur de la ruelle étant derrière moi. J’aurais très bien pu me tourner pour changer de direction, mais je voulais la tester. Jusqu’où allait-elle aller ? Je commençais à embarquer dans le jeu d’Innocence. Depuis le temps que je ne jouais plus, ça ne pouvait pas faire de mal. J’ai le droit de ne pas toujours être réfléchie n’est-ce pas ? Je me demandais ce que Sasha pouvait penser de ça.


    -On dirait bien oui…je suis contente de voir que ça te plaît. Je n’ai pas d’autre choix de toute manière.

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Dim 5 Juil - 17:54


      &

    Tanya Denali & Innocence M. Blood.

La mort aux longues dents .
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    Je n'avais jamais pris aucune responsabilités. Que se soit de mon temps d'humaine, qui fut brève et même inexistante quand on pensait que j'avais passé ma 'vie' dans une cave noire sous une maison de nobles anglais; que depuis que j'étais vampire. Je vivais au coup de sang, ne me souciant guère des conséquences de mes actes. Selon moi, il n'y avait aucune situation dont je ne saurais me sortir en tant que vampire. Cependant, je n'avais jamais pris de risque inutile, pas au point de mettre mon identité en péril. Aucun humains n'avait jamais eu le temps de comprendre ce que j'étais. Que je les tue d'un coup sec, comme le patron du bar de ce soir, ou que je passe une nuit à jouer avec eux. J'étais, comme on pourrait le qualifier grossièrement , une croqueuse d'hommes - sans mauvais jeux de mots. Je couchais avec des humains, parfois, pour le simple plaisir de sentir leur odeur se mélanger à la mienne. Cela me rendait folle, hystérique, et insatiable. J'aimais autant le sexe que le sang. Tant que cela se passait avec des hommes du moins.

    Ils étaient faciles à berner, ne posant en général aucune questions embarrassante lorsqu'une femme leur offrait son lit. Surtout une femme comme moi dont la beauté les fasciner assez facilement. J'en jouais. J'adorais le fait d'avoir un corps parfait en tout point. Je n'avais rien à redire à mon physique que j'appréciais particulièrement, à la limite du narcissisme. J'avais été heureuse de constater, lorsque je m'étais réveillée, que contrairement aux légendes urbaines concernant les vampires, nous avions un reflet, et nous apparaissions sur les photos. Nous avions une existences à part entière et un corps bien réel, visible, pouvant être touché, gouté, caressé. Ca aussi j'avais pu le constater, et les caresses de mes victimes sur mon corps me donnait des frissons. Des envies de meurtres, des fois. Souvent. Toujours. Et les hommes, ceux qui pensaient être un sexe fort, se montraient être bien décevant au finale. Ils étaient faible, naïfs, et égoïste. Ils pensaient sexe avant danger. Et je jouais de leur stupidité. Ce que je ne me permettait pas de faire avec les femmes.

    Depuis longtemps j'avais une attirance étrange pour elles. Je crois me souvenir que cela remonte à ma rencontre avec Renata Volturi. A l'époque pourtant j'étais avec un vampire, mon créateur, à qui je vouais le plus grand amour, la plus grande passion. Je ne pensais ne vivre que pour lui et son désir, son plaisir, son bonheur. Nous étions ensemble depuis presque un siècle lorsqu'il m'amena à Volterra pour la première fois, après un tour du monde entier réalisé pour faire de moi une personne cultivée. J'avais appris à aimer le sang, et je m'en délecté avec ravissement. Alors, lorsque j'avais fais la connaissance des Volturi, et que je la vis pour la première fois j'avais sentie une chose en moi se réveiller. Une évidence qui était là depuis toujours et qui n'attendait que le moment de se faire connaitre. J'avais croisé le regard de Renata Volturi, et je l'avais désiré dés cette instant unique. Elle était belle, et je ne doutais pas qu'elle l'était toujours. Et son regard flamboyant, son sourire carnassier, et son corps affriolant eurent raison de ce qui pouvait me rester de vertu.

    Je n'avais jamais été vraiment curieuse, au point de me demander si j'étais homosexuelle ou hétérosexuelle. De toute évidence je me contentais des deux sexes, bien que je ressentais un ravissement particulier à séduire une femme. Ce que j'avais connu avec Renata durant le temps de mon séjour à Volterra. J'étais alors une sorte de libertine, et mon homme n'avait jamais cherché à aller contre mes envies envers cette vampire. Il me laissait aller à ma passion. Ce n'était que de la passion. Je crois qu'il n'y a jamais eu de sentiment amoureux entre Renata et moi. Ce n'est pas vraiment triste, notre relation passionnel me suffisait amplement. Juste étrange en fait compte tenu du fait que j'avais été plus proche d'elle que de quiconque. Et depuis cette période, c'était la première fois que je ressentais ce désir revenait.

    Je ne cherchais pas à le combattre. J'étais une vampire sure d'elle, sans honte, sans lois, sans vertus à préserver. Je vivais pour mes désirs, et m'entendais parfaitement bien avec ma conscience. Je ne me cachais pas, parce que je n'en voyais pas l'intérêt. Je préférais jouer à la séductrice, apparemment cela calmait la jeune demoiselle en face de moi, qui docilement me regardait, sans dire mot, et me laissait l'approcher, sans même le remarquer. Son odeur me parvint, et elle était unique. C'était la première fois que je sentais l'effluve d'une végétarienne. Mais l'odeur du sang qu'elle engloutissait ne me parvenait pas tant que cela. J'avais une sorte d'odorat sélectif. Je ne sentais pas le sang, je respirais le parfum. Et cela de Tanya était tout simplement merveilleux. Je ne doutais pas qu'Humaine elle devait sentir si bon que cela en était insupportable. Ca l'aurai sans doutés était pour moi.

    En attendant, je l'avais bloquée contre un mur, la fixant de toute sa beauté majestueuse. J'en venais à me demander qu'elle âge elle pouvait avoir, mais le demander aurait paru irrespectueux. Elle n'avait rien dit depuis pas mal de temps, semblait perdue dans des souvenirs lointain et pas forcément sympa - bien que le mot soi mal choisi. Elle avait un air mélancolique, et déterminée qui s'affichait sur son visage, jusqu'à ce qu'elle prenne conscience de la position où elle se trouvait. Je l'avais coinçais. Elle pouvait cependant partir, je ne l'aurais pas retenue, mais l'aurai certainement chercher pour la sentir une fois encore. Mais elle n'en fit rien. A la place, son regard s'illumina d'une lueur nouvelle. La séduction est un jeu. Elle avait apparemment décidé d'y entrer. Cette constatation me fit sourire, incontestablement cette fille était unique. Cette vampire était un défis de taille. Je fixais ses lèvres, alors qu'elle parlait un peu, d'une voix plus ... Je ne sais quoi. Excitante peut être ?

    - Cela signifie-t-il que tu n'y prendras pas gout ? Demandais-je en m'approchant encore.

    Je ne savais à quoi elle s'attendait, tout ce qui m'importait c'était la curiosité qui commencer à me prendre, pour la première fois depuis longtemps. Je voulais savoir quel gout avaient ses lèvres. Je voulais savoir si elle était tout aussi délectable qu'elle le semblait. Nos corps se frôlaient à présent, et je fermais les yeux dans la satisfaction de son parfum qui m'envahissait. Je ne retins pas un ronronnement joyeux. Mon visage s'approchait encore, je respirais son odeur à plein poumons - façon de parler. Mes lèvres n'étaient plus qu'à 2 centimètres des siennes, et nos fronts se touchaient.

    - Je pourrais rendre le jeu plus ... Excitant, dis-je dans un murmure.

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Sam 18 Juil - 18:25



    Qu’est-ce que j’étais en train de faire ? Je n’avais séduis que des hommes tout au long de ma vie et là j’étais devant une femme, un vampire, qui semblait vouloir faire de même avec moi. Depuis le début de ma vie il y a de ça un peu plus d’un millénaire, je n’avais eu que des hommes dans mon lit et dans ma vie. Je n’avais jamais pensé être avec des femmes. Je n’avais eu qu’un homme de sérieusement planté dans ma vie, Nathaniel. Depuis, il y a eu de nombreux essais sans succès. Au début, je les vidais, enduite ça ne fonctionnait tout simplement pas. J’essayais de fréquenter des vampires, mais personne ne me donnait de papillons dans le ventre. Je me dis depuis toutes ses années que c’est parce que j’ai raté ma chance et que l’homme de ma vie avait été Nathaniel mais que, par un triste cours de circonstance, il m’avait été enlevé. Cependant, je n’avais jamais pensé à chercher ailleurs, de voir les choses d’un autre point de vue. Pourquoi l’aurais-je fais ? J’avais toujours gardé les habitudes que mes parents et ma génitrice m’avaient données. À l’époque où j’étais née, de ma vraie naissance et de ma naissance en tant que vampire, c’était normal. À l’époque, l’homosexualité n’était même pas envisagée.

    C’était interdit, plus que mal vu. Si nous étions au courant de quelque chose sur ce sujet ou que nous faisions partie d’un délit du genre, nous risquions d’être brûlés sur un bûché en nous faisant traité d’enfant de Satan. On peu donc voir que les choses ont évolué depuis cette époque plus qu’éloignée et oubliée. À l’époque où nous vivons présentement, c’est tout autre chose. Les gens sont ouverts sur le monde, ils prônent l’égalité entre les classes sociales, les sexes et les races. Ce n’est pas parfaitement accepté partout, mais sur la bonne voie, du moins, c’est ce qu’ils disent. Ce que j’en pense, ce n’est pas vos oignons voilà. Mais bon, l’homosexualité est presque rendue chose courante. Les couples homosexuels ne se cachent presque plus pour se promener dans les rues. Bon, ils ne s’embrassent pas à pleine bouche dans le milieu de la rue, mais des couples homosexuels se promenant main dans la main, ça se voit de plus en plus souvent. Les gens l’acceptent presque tous parfaitement.

    Cependant, je n’avais jamais pensé à ça, pour moi. C’était un peu perturbant en fait. Tout se passait tellement rapidement. Je ne connaissais même pas cette fille. Bien qu’extrêmement séduisante et qu’elle semble avoir un penchant pour moi, je ne la connaissais pas. Si elle ne faisait ça que pour m’attirer dans un piège ou dans je ne sais quoi d’autre ? Pour moi, la sécurité était l’une des choses des plus importantes. Je devais toujours réfléchir à ce que je faisais, à ce qui pouvait arriver, à tout finalement. Il y avait des moments où je trouvais ça lourd, mais je n’avais pas le choix…je ne me donnais pas le choix plutôt. Pourquoi aurais-je changé ma vision des choses puisque tout fonctionnait relativement bien. Ça aurait été idiot. En plus de mille ans d’existence, je m’étais souvent questionnée sur ma manière de vivre, mais j’avais toujours fini aux mêmes conclusions. Ma vie m’ennuyais souvent, mais je ne voulais pas déranger le rythme de vie du reste de ma famille. Ils étaient tous heureux en ménage, pourquoi tout détruire. Ça aurait été idiot.

    La famille d’abord, c’est ce que Sasha m’a enseigné. J’ai toujours trouvé ça logique. Je pensais aux autres avant moi. C’était ma manière d’être. Moi ? Je n’avais pas vraiment besoin de grand-chose. Je me débrouillais très bien toute seule. J’avais ma famille qui était tout simplement adorable, une maison confortable accueillante et à mon goût, des amis fantastique dans la famille Cullen et d’autres vampires éparpillés un peu partout sur le globe, j’avais une vie plutôt rangée. Cependant, seule ombre au tableau, je m’ennuyais depuis des années. J’étais un peu nostalgique de mes premières années. Étant humaine, j’avais eu Nathaniel, je bougeais, je vivais ma vie à fond, au début de ma vie de vampire aussi. Quelques humains avaient fini croqués, mais au moins je ne m’ennuyais pas, je m’amusais. Maintenant, c’était une tout autre chose.

    C’est pourquoi en voyant la jeune vampire devant moi, je pensais à moi. Elle était séduisante, aguichante, blonde, sûrement plus jeune que moi. Moi dans mes jeunes années. J’avais sortis de vieux vêtements que je portais quelques années auparavant et ça aurait ait rougir plusieurs. Les vêtements que j’avais porté dans les années 20 et avant étaient plutôt aguichants. Bon, à cette époque-là ils l’avaient été. Je devais profiter et me lâcher un peu. Depuis le temps que je donne de ma personne pour garder les apparences, je pouvais bien me le permettre. Maintenant appuyée au mur, j’ai un peu penché ma tête sur le côté pour observer la jeune femme qui s’approchait de moi dangereusement. Exactement comme je m’y prenais à l’époque où je m’amusais à draguer les hommes. Son front était maintenant collé au mien et mon corps frôlait le sien. Douce sensation que je n’avais pas sentie depuis des années. À l’eau Tanya. J’ai donc répondu en chuchotant comme venais de le faire Innocence.


    -Je n’ai jamais dit ça, je peux même t’aider à le rendre excitant je crois.

    Je la faisais attendre, je le savais très bien. Ça m’amusait en fait. Je le voyais sur son visage que ça la faisait baver. De toute manière, même si je ne l’avais pas vu sur son visage, je le savais. J’avais fonctionné comme ça durant des années avec les hommes. Ça ne devait pas être trop différent. J’avais hâte de voir ses réactions. Je ne connaissais cette fille ni d’Ève ni d’Adam, mais ça ne m’importai plus. Je voulais m’amuser un peu pour une fois.

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Mer 5 Aoû - 11:27


      &

    Tanya Denali & Innocence M. Blood.

La mort aux longues dents .
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    Je me demandais parfois, ou tout du moins depuis que je connaissais l'existence des végétariens, jusqu'où ils poussaient leur ressemblances avec les Hommes ordinaires. A ce que j'en savais, les Cullen avaient sauvé les apparences durant les années ici, à Forks. Eteignaient les lumières la nuit, ne pas rouler trop vite sur les routes publics et trop empreinter. Et surtout, feindre de faire de la randonné dés que le soleil se couché. Et encore, comment les professeurs qu'ils eurent apparent au lycée, puisqu'à leur âge apparent, ils étaient dans l'obligation de suivre les cours des Hommes pour sauver les même apparences, comment donc pouvaient-ils cacher leur immense culture, et leur intelligence, leur mémoires qui devaient être à n'en pas douter plus importantes que celles de leur enseignants. Mais rester assis près de ces humains devaient être frustrant. Surtout si on ne pouvait les toucher. Qui avait-il encore qu'ils devaient faire ? Aller faire des courses ? Acheter une nourritures qui ne serait utiles à aucun d'entre eux ? Et à la cantine, au self de leur école, puisque apparemment il y en avait, quel excuse trouvaient-ils pour ne pas manger la nourriture humaine ? A moins qu'ils ne la mange quand même, ce qui expliquerait leur stupidité ... Non, je devenais franchement mauvaise pour le coup. Ce que je ne voulais pas particulièrement être. Contrairement aux autres Volturi, et certains nomades, je me fichais complètement des végétariens. Ils ne m'avaient jusque la strictement rien fait. Jusque là.

    La seconde question qui me vint à l'esprit fut de savoir jusqu'où la vampire en face de moi serait prête à aller pour jouer son rôle de jeune débridée. Je ne doutais pas un seul instant, finalement, qu'elle fut plus âgée que moi. Dés le début de notre rencontre elle avait montré, affiché une sorte de lassitude, une exaspération, un calme inhumain et presque fantastique que peu de vampire avaient. D'ailleurs, en y pensant ainsi, je ne voyais pas si je connaissais un vampire aussi sur de lui et de son self-contrôle, surtout. Je n'étais pas du tout ainsi, et pour être franche j'espérais être tuée avant de le devenir. Je ne supporterai certainement pas de me voir devenir aussi blasée de ce qu'y m'entourait. Je me demandais même si Aro ou Marcus affichaient une tel indifférence pour ce qui les entouraient. Mais cela faisait bien longtemps que je ne les avais pas vu, et alors je n'avais d'oeil que pour leur petite protégée, ma Princesse glacée. Enfin ... Pour le moment, collée contre le mur, Tanya Denali semblait être à ma merci.

    Je ne cachais pas mon envie d'elle, et je me demandais comment est-ce qu'elle le prenait réellement. Je me sentais frustrée face à son visage si gracieux, qui ne dévoilait cependant aucune émotions évidente. Ce que j'avais du mal à supporter. Aussi, je devenais grincheuse lorsque je n'étais pas satisfaite. Je ne doutais pas cependant que Tanya n'avait pas l'habitude d'être dans une tel situation. Elle n'était pas tout à fait à l'aise. Et semblait se montrer soudainement bien trop aguicheuse lorsqu'alors je sentais son souffle de mort caressait ma joue. Elle voulait jouer, mais elle ne jouait pas vraiment la bonne carte. Je la trouvais un peu trop ... entreprenante au bout du compte, et peut être qu'en réalité elle ne savait pas vraiment comment s'y prendre. Je n'étais pas un homme. Qu'elle me propose de simplement la désirer en tant que maitresse, une amante une fois, qu'elle m'attise sexuellement et uniquement ainsi me laissait troublée. Je n'étais pas aussi simple à berner. Aussi, un sourire sadique s'afficha sur mes lèvres, et ma langue sortit, doucement, afin de lécher sa bouche tendrement.

    Je goutais tout d'abord à la douceur de sa lèvre inférieur et me délecta de son parfum de vanille épicée. Je gémis, finalement bien satisfaite de ma trouvaille. Un rire enfantin s'échappa de ma gorge alors que je me reculais de plusieurs pas. Je souriais aguicheuse, et allait m'assoir sur une poubelle face à Tanya. Je pliais une jambe sur l'autre, et mis ma poitrine en avant, comme toujours avec les hommes. Ca marchait, en général.

    - Alors ? Serais-tu le genre de femme à jouer un rôle ou est-ce juste pour l'occasion ? Demandais-je moqueuse. Je suis sur que les hommes doivent adorer ton petit manège ...

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Sam 5 Sep - 19:31


[HJ: C'est nul désolé]


    Sérieusement, ce que j’étais en train de faire me faisais du bien. Ça me sortait de la routine, et ça m’excitait. Tout cela me réveillait. Je pourrais presque dire que depuis des années je suis sur le pilotage automatique. Je ne m’amusais plus, je ne faisais rien qui pouvait m’éveiller, rien qui ne me donne d’étincelles dans les yeux. Dans ma famille, ils ont tous une moitié pour leur tenir compagnie, pour leur donner l’éclat de « vie » qu’on voit dans leurs yeux. Moi, je dois trouver d’autres moyens. C’est plutôt enrageant, frustrant. Je suis contente pour eux, c’est certain…mais il y a des moments où je voudrais aussi avoir une moitié à moi. Quelqu’un qui m’allume.

    Mais bon, je devais me sortir ces idées de la tête, j’étais en face d’une femme qui semblait valoir la peine d’être connue. Oui bon, elle avait tué le patron du Dinner et ça me refroidissait un peu. Je vais voir ce détail là plus tard, quand je vais être moins occupée. Pour l’instant, j’essayais de comprendre cet être qui semblait aller et venir comme elle le voulait, elle semblait, changer d’humeur et de comportement aussi rapidement que le vent peut changer de direction. Je n’avis pas vraiment la possibilité de bouger de ma position, collée au mur par Innocence, j’essayais de jouer son jeu, comme je l’avais fais des années auparavant avec les hommes. Cependant, ça faisait tellement longtemps que je n’avais plus joué à ce jeu-là…peut-être que les règles avaient changé. J’allais bien finir par le voir de toute manière.

    Soudainement, à mon plus grand plaisir, mon esprit parti en vrille quand la vampire qui me tenait contre le mur en me mordillant la lèvre inférieure. Douce sensation qui me manquait depuis des années. Tellement d’années perdues à vouloir sauver les apparences. Tellement d’années gaspillées à essayer de refouler mes envies pour garder la tête froide et suivre les traces de ma créatrice qui n’était pas si sage que ça. Pour avoir créé un enfant immortel, il fallait ne pas avoir de jugeote ou être désespéré. L’un et l’autre ne sont pas des raisons justifiant ses actions. J’allais reprendre le temps perdu, je venais de le décider.

    J’ai entendu le petit grognement de plaisir de Innocence et c’est avec tristesse que j’ai sentie son odeur digne des orchidées partir au loin. Je l’ai regardée, agacée et déçue, aller s’asseoir sur une poubelle plus loin. Elle avait un sourire fier, aguicheur. Elle m’avait eu, ma méthode n’était probablement plus actuelle. J’aurais peut-être dû la laisser faire et ne pas essayer de jouer à son jeu. Je l’avais déjà fait, mais c’était il y a longtemps déjà. Non, je dois arrêter de réfléchir à tout tout le temps ! Je l’ai fait, c’est fait, je n’ai qu’à faire avec. Assume Tanya allez assume ce que tu fais. Tu es belle, brillante et tu as confiance. J’avais confiance…NON ! Tu as confiance en toi. Qu’est-ce qui s’est passé en moi pour perdre tout ça ?

    J’allais redevenir la fille que j’avais été. J’allais rester le chef de clan que je suis, mais en plus, je vais redevenir la fille réveillée et avec du caractère que j’ai été. Tant pis pour les apparences, je veux vivre. C’est bizarre de dire, surtout venant d’une personne morte, mais on comprend. Pour commencer, je voulais cette fille comme amante. Je suis donc restée appuyée le dos au mur, l’observant s’installé, me montrant tous ses atouts. Elle le faisait exprès. Je suis peut-être vieille, mais je ne suis pas idiote tout de même. J’ai décidé de faire ma boudeuse et de continuer à jouer le jeu.


    -J’étais comme toi, comme ça, il y a des années de cela. Disons qu’avec les années, j’ai perdu la main. Les hommes adoraient ça. Je me suis dit que ça pourrait marcher aussi sur d’autre. Ce n’est pas un rôle, c’est mon ancien moi…tu comprends ?

    J’ai lâché une œillade à la jeune femme et j’ai rit en y repensant. J’étais légère, ça me faisait du bien. Je recommençais à vivre, comment pouvais-je faire autrement qu’être heureuse et légère. En plus, je m’étaia décidée à jouer franc-jeu avec Innocence, je n’avas plus à jouer. Bah, en fait, je jouais à son jeu, mais je ne jouais pas de rôle. Je faisais ce qui me semblait être la bonne chose à faire, ce qui me semblait juste. J’allais voir les résultats de mes décisions plus tard.

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Dim 13 Sep - 11:04


      &

    Tanya Denali & Innocence M. Blood.

La mort aux longues dents .
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Mais non ma Chérie, c'est parfaitement cuit à point, comme d'habitude ^O^


    La séduction, selon les hommes aussi bien que pour les vampires, est un jeu. Naturel, dangereux, et parfois amusant. Souvent amusant, en fait, de mon point de vue. La séduction, je le vivais comme une sorte d'instinct. Après tout pourquoi est ce que je me gênerai, je n'étais pas retenue par quelques règles de conduite. D'ailleurs je me demandais ou pouvait bien être le problème dans ce jeu. Peut être que la séduction, loin d'être amusante, était utile en tout cas. Elle était intimement lié à ce que les gens nommait "amour". Qu'il soit éternel ou non, il commence bien trop souvent par une danse de séduction. Façon de parler, tous le monde ne séduit pas en boite de nuit ou dans des bals - si comptait qu'il en existe encore. Disons que la séduction est une chose plus que naturelle. Elle était aussi commune à tout les êtres vivants sur cette planète qui sont sujet à la reproduction - à part les vampires qui eux ne sont que des êtres sexuellement très libre.

    Pour chacun c'est un peu différent. A chaque animal existe une manière de séduire différente. Le paon se montre sous ses plus belles couleurs, offrant sa queue à la vue des femelles qui se battent pour en devenir la courtisane. Les cerfs, les antilopes, les éléphants, les phoques, tous se montrent leur forces pour avoir le plus de femelles possibles, et même chez les humains c'est une manie courante. La force est apprécié dans le règne animal, autant par ceux qui pensent que par les autres. Comme quoi, on a beau penser, dire et répéter pour se convaincre qu'il ne compte que ce que l'âme à a offrir, le corps, le physique garde toujours de son importance. C'est primordial pour une femme d'avoir un homme qui soit assez fort pour la protéger. Nous sommes toutes des opportunistes au bout du compte. Nous n'aimons que le fait que l'homme soit utiles avant d'en aimer la profondeur de l'âme. Les animaux ne s'en plaignent pas, nous si, ce qui a créé une autre forme de séduction.

    Celle qui mêle charme et sexualité farouche. Celle qui ne prend en considération que l'envie de plaisir simple, sans engagement pour l'éternité, pour la vie ou après la mort. C'était uniquement pour le jeu, uniquement pour l'amour suite au jeu. Uniquement pour une nuit de sexe intense, unique et merveilleuse souvent. Cette vampire en face de moi n'était pas une proie, elle était une amante susceptible de rendre ma soirée plus que belle, unique. Je lui souriait, attendant le bon moment pour ... Enfin, pour l'amener dans une chambre de l'hôtel au coin de la rue. J'étais cependant sure que si j'attendais trop ce serait elle qui m'y amènerait, ce qui rendrait la situation plus appréciable encore. Je voulais qu'elle soit mon amante, ma maitresse, pour une nuit. Ou plus encore, si elle se montrait à la hauteur de mes attentes. Je voulais la sentir tremblante sous mes doigts, plus que tout autre chose. Elle était une tentation à laquelle je ne demandais qu'à flancher. Je la voulais, simplement.

    Mais pour le moment la demoiselle joua une carte inattendue. Celle de la franchise, en me confirmant qu'elle n'était pas si sure d'elle qu'elle semblait l'être. Elle avait été une séductrice aussi, comme moi, il y a des années. J'en venais à me demander plus sérieusement quel âge elle pouvait bien avoir. 4oo ans ? 8oo ans ? Plus ? Cela me semblait bien énorme. Mais les vampires étaient plein de surprise après tout alors ... Je m'humidifiais la lèvre supérieur alors qu'elle me demandait si je comprenais son explication. Je réfléchis une demi-seconde.

    - Ton ancien toi dis-tu ? Qu'est ce qui te donne envie de jouer alors ... ? Moi ? Ou la nouveauté que je représente pour toi ? Demandais-je mi-moqueuse, mi-intéressée.


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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Ven 18 Sep - 1:25




    J’avais joué une bonne carte ? Je n’en savais absolument rien. Je ne savais plus vraiment à quel jeu je devais et voulais jouer. Jouer un rôle ? Ce n’est pas mon genre. Je ne jouais que très rarement, à présent du moins. Il y a bien une époque où j’ai été une croqueuse d’homme…au sens propre et figuré. J’adorais et j’adore toujours voir la manière dont ils me regardent, savoir qu’ils me trouvent attirante, qu’ils me voudraient dans leur lit. Ils ne le disent pas, mais avec les années, j’ai appris à déchiffrer leur visage qu’ils croient sans expression. Cependant, à la mort de Sasha j’ai dû me calmer, j’ai dû élever Irina, ensuite il y a Carmen et Eleazar qui sont arrivés et encore une fois, je dû les aider à se contrôler. Cependant, ça avait été plus simple avec eux puisqu’ils n’étaient pas des nouveaux-nés et en plus, ils l’avaient voulu. La volonté fait tout.

    Tout cela a pris beaucoup de temps, du moins sur une vie humaine cela a pris du temps. Pour moi, ce n’avait pas été si pire, mais j’avais eu le temps de perdre tout ce dont ma vie était faite avant. Fini les hommes, fini mes soirées à errer sans but. Je suis devenue blasée, j’ai perdu mon éclat. Je suis restée la même, mais à l’intérieur, je me fanais. Mes sœurs et mes frères n’ont rien vu, je sauvais les apparences, encore une fois, bien sûr. Cependant, maintenant que je voyais Innocence, je me rendais compte que j’avais changée. Je m’étais vu en elle. Elle était mon portrait craché une centaine d’année plus tôt. En la voyant comme ça, attirante, aguichante et sans gêne…j’ai eu une vague de souvenir en tête.

    Cela avait été mes plus belles années. Je m’ennuyais de cette époque où j’étais naïve, évasive et dévergondée. Maintenant, je ne suis plus naïve pour deux sous, j’essaie le plus possible de ne pas être évasive et mon dévergondage est rangé. Je suis toujours attirante, mais je ne prends plus d’homme dans mon lit, par sécurité. Avant, je m’habillais comme la jeune blonde devant moi, décolleté plongeant, pantalon extra moulant, jupes courtes et tout le tralala. Maintenant, je m’habille toujours de manière que les hommes qualifient de sexy, mais pas autant que la belle femme près de moi. Mais bon, peu importe, j’allais changer, je le voulais. Je voulais reprendre ma vie d’avant, je voulais m’amuser. Je pouvais rester avec ma famille et m’amuser non ?

    MA FAMILLE ?!? Je les avais presque oubliés. C’était de la trahison ? Non ! Tanya, oubli les allez. Tu as le droit de t’amuser de temps en temps. Tu le mérites, tu le peux et tu le veux, où est le problème. Saleté ! Je devais vraiment penser un peu plus à moi. Carlisle me le disais quand je l’appelais, mais je ne faisais rien. Je n’avais plus rien en moi pour me rappeler tout ça. Il est bien le seul à savoir ce que je pense vraiment. Ça se voit tant que ça que je le considère comme un père ? Peu importait, je devais me laisser porter par mes envies. Du moins, ce soir-là, c’était ce que je venais de prévoir.

    Mais bon, je suis sortie de mes pensées en entendant la question d’Innocence. Qu’est-ce qui me donnait envie de jouer ? Ce n’était certainement pas la nouveauté qu’elle était. C’était surtout le fait de voir quelqu’un de semblable à mon ancien moi. C’était bel et bien elle qui me donnait envie de jouer. Je me suis passée une main dans les cheveux, méditant tout ça. La réponse était simple finalement. Je devais arrêter de m’en faire, je devais me laisser porter par le flot d’émotions qui venaient en moi.


    -C’est toi…disons que te voir comme ça, ça m’a réveillée. J’en avais envie tout simplement. Ça me manquait…à te regarder comme ça, c’était difficile de résister.

    Je l’ai regardée de haut en bas, prenant mon temps. J’essayais de la voir d’un autre œil. Pas comme une simple femme, comme une amante. C’était possible, j’imagine. À voir comment elle me considérait, c’était plutôt évident. La manière dont elle avait savouré mes lèvres, son petit gémissement. La manière dont elle s’était appuyée sur moi. J’en avais envie, cela me manquais trop pour que je puisse continuer mon chemin comme ça, là.

    Je me suis donc levée pour me rapprocher de la jeune vampire et je me suis arrêtée à quelques centimètres. Tant pis pour le respect des distances. J’ai penché ma tête sur le côté pour l’observer et finalement prendre la parole, intriguée.


    -Ça ne te dérange pas trop j’espère ? C’est une réponse qui te convient ?

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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Sam 26 Sep - 11:34

Désolé pour l'attente, mais j'ai pas eu le temps de répondre avant >....<
Je pense que je ne pourrai pas t'offrir quelque chose de sublime, et j'en suis d'avance désolée.



      &

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La mort aux longues dents .
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    De toute ma non-vie il n'y avait eu qu'une seule chose qui aurait pu m'empêcher de devenir une véritable succube, mon créateur. La succube dans les légendes urbaines, étaient une créatures des ténèbres ( comme moi en somme ), qui séduisait les hommes pour mieux les dévorer. J'étais semblables à ses créatures qui devaient probablement réellement existait dans ce monde. Ce qui ne pourrait m'étonner, plus rien n'étais réellement surprenant dans ce monde pour moi. Cependant, il y avait une chose qui me différenciait de ces femmes si succulentes et séduisantes. Elles ne s'attaquaient qu'aux hommes, chose que je ne faisais pas. Et même depuis plusieurs années je m'étais sentie bien plus intéressée pour les femmes, de véritable créatures de charmes et de beauté subtils. Certes, elles ne l'étaient pas toute, mais beaucoup d'entre elles avaient su me rendre faible et à leur merci. Enfin, "faible" est un grand mot qui ne saurait décrire parfaitement l'état dans lequel je me trouve en présence d'une jolie femme. Comme avec Renata. Comme ce soir avec Tanya.

    Pliable peut être serait plus approprié, autant dire que ses désirs, si elle osait les prononcer à voix haute deviendrait vite des ordres. J'étais une femme de luxure et de passion, je me fichais bien du quant-dira-t-on, et des à priori. Des idées reçus, des peurs, de la pudeur. Je n'étais pas le genre de personne qui était aimé de tous, et même que très peu de vampires savaient apprécier ma vraie valeur. Les Volturi faisaient partis de ces rares vampires. Et j'aimais à penser que je leur plaisais ainsi et pas autrement. Pas que leur avis sur ma personne fut plus importante que celle d'autre représentant de notre races, mais savoir qu'ils me convoitaient sans pouvoir m'avoir était grisant. D'ailleurs en y repensant, les Volturi étaient peut être ce qui depuis plusieurs années s'apparentait le plus à une sorte de famille pour moi - bien que le mot me répugnait. Je dirais que je me sentais comme un membre du clan, sans pour autant y être tout le temps. Et d'ailleurs cela faisait bien longtemps que je n'y étais pas allé. Je me demandais, brièvement, comment ils allaient - bien que je m'en fichais complètement. Mais je pensais surtout à Renata et tenta de me remémorer son visage, tout en ne pensant qu'à son corps qui m'avait tant plu. Je sentis alors un immense sentiment de désir m'enflammer, et je stoppais net de penser ainsi.

    Je reportais mon attention à la jeune vampire - devrais-je dire jolie vampire si on prend en compte le fait qu'elle était bien plus âgée que moi ? - et tachais de comprendre à quoi elle pouvait bien penser. Elle m'intéressait, chose étrange et nouvelle. Je n'en avais pas l'habitude, et bien que cette constatation dut me faire peur, m'agacer, ou encore m'exaspérer, je trouvais cela naturelle. J'avais envie de la comprendre, tout aussi étonnant que cela fut pour moi. Une constations qui aurait bien besoin d'une explication que je ne souhaitais pas avoir. Je préférais de loin pour le moment penser que ce n'étais qu'une envie purement sexuelle. Le fait d'imaginer qu'elle puisse être ma maitresse durant une heure, un nuit ou une semaine, faisait monter une chaleur insondable dans mon bas-ventre. Etais-je en train de fantasmer, probablement ? Sur une végétarienne de surcroit, bien plus âgée que moi et qui semblait ne vouloir que prouver qu'elle avait encore un je-ne-sais-quoi de vivant en elle.

    Elle semblait se poser un tas de questions, et je me demandais si elle avait un clan derrière elle ? Comme elle m'apparaissait j'avais du mal à l'imaginer en chef, mais peut être que c'était le cas. Elle avait bien dit qu'elle appartenait au clan des végétariens d'Alaska. Celui ci devait être moins connu que celui des Cullen, mais peut être étaient-ils tous proches au bout du compte. Ce qui ne saurait me plaire parfaitement. Je ne voulais rien avoir à faire avec les Cullen. D'ailleurs je n'étais ici que par pure sentiment de curiosité. Savoir à quoi ils ressemblaient, ce genre de chose, poussée par ce sentiment trop humain, mais qui semblait être une qualité plus qu'un défaut pour un vampire de mon genre. Une chance peut être même car sans cela je n'aurai pas rencontré Tanya. Et j'aurai manqué le spectacle sublime qu'elle m'offrait.

    Elle semblait aussi appréciée celui que lui offrait à mon tour. D'ailleurs elle m'avoua que ce fut l'une des raisons qui l'obligeait à m'allumer. Ou alors n'était-ce la encore qu'une manipulation subtil de sa part pour me faire d'autant plus tomber dans ses bras. N'avait-elle pas encore compris que je n'attendais qu'un consentement de sa part pour lui faire des choses pas tout à fait catholiques. Mais je sentais tout de même une chose en moi qui ne souhaitais pas que cela se passe aussi rapidement. L'envie d'attendre pour que cela soit meilleur au bout du compte. C'était bien la première fois que je sentais cela et je voulais en profiter plus que de mesure. Pourquoi ne pas jouer le jeu jusqu'au bout ? Cela n'en sera que meilleur, et de plus je serais la reine de la situation à ce moment la et ce n'était pas pour me déplaire. Tanya, elle ne sembla pas être contrôlée par le même sentiment, et s'approcha de moi afin que nos corps soit en contact. Elle pencha la tête de coté, dans une position tout à fait charmante. Me demandant si la réponse me convenait.

    Sans plus attendre, je me jetais littéralement sur elle, prenant son visage en coupe pour embrasser ses lèvre. En une seconde même pas; mon corps collait au sien semblait se consumer littéralement. Je ne pouvais me contrôler, et la sensation d'être soudainement prisonnière d'une nouvelle passion m'effraya un instant. C'est probablement ce qui me poussa à me montrer si brutale avec Tanya. Mes mains parcouraient son corps, palpant, tachant de mémoriser chacune de ses courbes. Mes lèvres jouaient des siennes, léchant, malmenant, suçant à tout vas. Je me grisais de son odeur et de ce qu'elle avait à m'offrir. L'attente sera insupportable mais le moment venu plus magique encore. Je voulais attendre, ma décision fut prise dés que je quittais son corps. Murmurant d'une voix peu assurée : plus tard. Deux mots qui eurent l'effet que je désirais sur mon être. Je pensais reprendre alors le contrôle. Je me détournais pour quitter la ruelle.

    - Je reviendrais sois en sure. Mais le jeu n'en vaudra la chandelle que si tu acceptes de jouer ton rôle comme il le convient. Je reviendrais, sois en sure. Et ne m'oublie pas. Finis-je pas ajouter avant de disparaitre dans la nuit.

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    Shadow's Queen
    « Un ange m'apparut alors, moi
    qui pensais que dans les ténèbres
    ne vivaient que les ombres.
    Et chaque jour, un peu plus
    mon coeur s'enflamme,
    et ces ailes nommées liberté
    brûlent mon être à chaque instant.
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Tanya Denali
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MessageSujet: Re: La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)   Jeu 1 Oct - 1:38




    Franchement, la surprise a été de taille. Je ne m’étais pas attendue à tant. Je ne m’attendais pas du tout à sentir autant de fougue et d’ardeur. Cependant, plus j’y pensais, ça ne m’étonnait pas. Quand je disais qu’Innocence était mon portrait craché au niveau du comportement dans mes jeunes années de vampirisme. Elle était collée à mon corps d’une manière qui me faisait vraiment plaisir. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit agréable. Le baisé qu’elle m’avait donné plus tôt n’était rien à côté de ça. Son corps au mien, ses lèvres sur les miennes, sans langue jouant avec la mienne. Je comprenais que j’avais cherché du mauvais côté durant toutes ses années. Je tenais la jeune vampire contre moi, la palpant à tous les endroits à porté de mains. Je voulais connaître les moindres parties de son corps. Depuis le temps que j’attendais que ce déclic se produise, je ne voulais pas la laisser partir. Je la voulais. Je la serrais et redonnais l’ardeur qu’elle-même me donnait. Franchement, Innocence était une bénédiction.

    Pour une révélation, disons que je n’aurais pu trouver plus surprenant. Mais qu’est-ce que j’en avais à faire. Je me sentais bien à présent…libérée. Je la touchais, voulant la connaitre par cœur, cependant, notre découverte de l’autre ne dura pas assez longtemps à mon goût. La nouvelle venue dans ma vie s’éloigna de moi aussi rapidement qu’elle était venue elle murmura plus tard et se retourna pour partir. À quoi elle jouait celle-là ? Je la regardais, les bras croisés devant moi. Franchement, je ne savais plus si cela en valait vraiment la peine. Avait-elle joué avec moi ? Je n’en savais rien. Si c’était le cas, j’aurais au moins pris du bon temps…n’est-ce pas.

    Cependant, les paroles qu’elle me dit avant de s’enfuir me rassuraient, c’était exactement ce à quoi je m’attendais. Elle allait revenir, je le savais. Elle l’avait dit. Elle était exactement comme moi, je le sentais. Je ne la connaissais que depuis peu de temps, mais je le savais. Je le sentais. Ne me demandez pas pourquoi, c’est mon instinct qui me le disait. Je me fiais à mon instinct et généralement, ça en valait la peine. Alors que je la voyais partir dans la brume, au loin, un léger sourire apparu au coin des me lèvres. Son dernier commentaire était complètement inutile. Comment pourrais-je oublier Innocence. Son souvenir était bien trop grisant pour que je l’oublie.

    Je suis donc partie en me remémorant les dernières images de la jeune blonde. Douce, passionnée, pleine de vigueur. Elle faisait étrangement battre mon cœur. Amour ? C’était trop tôt pour le dire. Attirance physique ? C’était clair et net dans ma tête que c’était ça… du moins pour l’instant. Notre destin avait été de nous rencontrer, c’était certain. Comment aurait-il pu en être autrement. Depuis le temps que j’étais en train de fouler la terre, ma rencontre avec Innocence devait avoir été prévue depuis des centaines d’années. Je marchais doucement dans les rues de Forks en méditant tout ça et je me suis finalement arrêtée dans un parc et j’y ai regardé les étoiles. Je ne sais pas je me suis laissée aller à la contemplation des constellations, mais ça m’a fait du bien. Je commençais une nouvelle partie de ma vie, je voulais recommencer à neuf. Me laisser aller, comme je le faisais avant, tout en gardant mes responsabilités. C’était possible, c’était faisable. Je le savais…je le voulais.

    Je ne voulais plus sombrer dans un monde blasé. Peut-être que j’étais là depuis plus de 1000 ans, mais ça ne voulait rien dire. Je pouvais profiter tout autant de la vie. Cette nuit-là, j’ai trouvé une motivation à toutes ces belles résolutions. J’ai trouvé un petit quelque chose qui pouvait me redonner des étoiles dans les yeux. Sérieux ou non, je m’en fichais. Je voulais vivre au jour le jour sans vraiment réfléchir. Du moins, réfléchir à ça. J’allais réfléchir au reste, mais ma dose de bonheur et de plaisir n’avait pas besoin d’être réfléchie. Elle avait simplement besoin d’être vécue. Qu’est-ce que j’allais faire ? Me laisser porter par le flot de mes envies, de nos envies.

    J’allais la revoir, c’était certain. Elle ne revenait pas ? J’allais la retrouver. J’en avais besoin. Je n’avais pas terminé de découvrir cette femme si intrigante et si semblable à mon passé. Elle savait que je venais d’Alaska et c’était bien parfait parce que je devais y retourner. Notre prochaine rencontre allait être en territoire connu…sur mon territoire. Je me foutais de ce qu’allait dire ma famille. Fini l’inquiétude pour rien. Ils allaient la voir par eux-mêmes si c’était nécessaire…point à la ligne.



Topic Terminé

_________________

    You look like I did
    You resist me just like this
    You can't tell me to heal
    And it hurts remembering
    Hot it felt to shut down
    Can't be too careful anymore
    When all that's waiting for you
    Won't come any closer
    You've got to reach out a little more


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La mort aux longues dents (Tanya & Innocence)

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